La non-discrimination : une revendication transversale
La situation administrative des migrants peut constituer un obstacle à la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux. En plus de ces obstacles, ils peuvent aussi être victimes de préjugés et de stéréotypes, voire de discriminations qui peuvent constituer une atteinte aux droits humains.
Afin de lutter contre les discriminations basées sur les origines dont peuvent être victimes certaines populations, la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, entrée en vigueur en 1969 et ratifiée par le Maroc en 1970, engage les Etats parties à protéger les populations sur leur territoire de toute forme de discrimination raciale et à promouvoir la compréhension entre les peuples.
Dans cette Convention, l’expression « discrimination raciale » vise « toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique, qui a pour but ou pour effet de détruire ou de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice, dans des conditions d’égalité, des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social et culturel ou dans tout autre domaine de la vie publique. » (art.1)
