Projet Loujna Tounkaranké
Le GADEM participe activement a un projet régional de défense des droits des migrants dans les pays de départ et de transit, initié par la Cimade et réunissant des associations du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie, du Sénégal, du Mali et du Niger.
Ce projet est le résultat de l’évolution d’un travail initié il y a plusieurs années, né du constat des violations des droits fondamentaux des personnes migrantes aux frontières sud de l’Europe, du fait des politiques migratoires des pays du Nord et des pressions subies par les pays de départ et de transit pour les contraindre à contrôler leur propres frontières et à « gérer les flux migratoires ». Le Maroc est d’ailleurs un des premiers pays à avoir subi les conséquences des politiques européennes d’externalisation.
Ce projet a démarré le 1er janvier 2009, il se base sur une volonté de renforcer la collaboration entre les différentes associations impliquées, de mutualiser les compétences et renforcer l’action Sud-Sud afin d’oeuvrer pour un meilleur respect des droits des migrants. Le GADEM, qui est membre du Comité de pilotage du projet, a participé et co-organisé diverses activités du projet dont une formation régional (Dakar, juin 2009) et deux échanges de militant entre la Mauritanie et le Maroc, et entre le Maroc et le Mali.
Le Comité de pilotage réunit outre le GADEM, l’association mauritanienne des droits de l’homme (AMDH), le groupe de travail migration et développement du Congad (Sénégal), l’association malienne des expulsés (Mali), l’association femmes algériennes pour le développement, alternatives espaces citoyens (Niger) et l’association nigérienne des droits de l’homme.
